Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE: LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION RESPONSABLE DES FRAUDES MASSIVES

par L'EXPRESSION DE CENTRAFRIQUE 21 Janvier 2016, 09:59 Politique

ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE: LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION RESPONSABLE DES FRAUDES MASSIVES

Trois semaines après les élections singulières qui viennent de se tenir en RCA, les Centrafricains sont sur leur qui-vive. En attente des résultats définitifs de ce scrutin tant attendu. Face à l'ampleur des contentieux résultant des fraudes massives, le gouvernement de la transition semble perdre beaucoup de crédibilité par rapport à son rôle d'arbitre qui devait garantir la transparence de ces élections, gages de la stabilité.

Nul n'ignore que l'Autorité Nationale des Elections (ANE), cet organe en charge d'organisation des élections en Centrafrique, a travaillé sous la bienveillante supervision du gouvernement de transition. Il n'est un secret pour personne qu'avant la tenue de ces élections, il a été créé un organe au niveau de la primature dénommé Comité Stratégique de Suivi des Elections qui ne cessait de canarder l’opinion nationale et internationale de communiqués tous azimuts au point que d'aucuns pensaient aux préparatifs de ce scrutin depuis la primature.

Poussant très loin l'outrecuidance, ce fameux comité avait même publié le calendrier électoral en son temps. Pour dire que le gouvernement Kamoun sous la présidence de Samba-Panza disposait de toutes les cartes pour mener à bon port ces élections.

Au moment où l'on s'approchait de ce scrutin, le gouvernement éprouvait d'énormes difficultés pour boucler le budget prévu pour l'organisation des élections. Malgré les efforts consentis par nos partenaires, les dirigeants de la transition ont une fois de plus fait montre de manque de volonté politique de sortir la RCA du gouffre. Pour preuve, la question cruciale d'organisation de ces élections devant mettre un terme à cette transition avait fait l'objet d'attention particulière de ces partenaires. Bien que méfiante de la gestion peu orthodoxe des autorités de la transition qui ont excellé dans les malversations financières, la communauté internationale s'était évertuée à financer ces élections.

Force est de constater que lesdites élections n'ont pas été organisées dans les normes requises.

C'est dire qu'elles sont entachés de nombreux dysfonctionnements et irrégularités massives par la faute des autorités de la transition à travers leurs protégés placés au niveau de l'ANE. Ce qui a donné aujourd'hui le résultats contesté par bon nombre des Centrafricains. A voir de plus près, il ne fait aucun doute que cette mascarade est à n'en point douter orchestrée par les mêmes autorités de la transition dans le but de hisser au sommet de l'Etat leur candidat préféré.

Selon des sources bien informées, ces autorités de transitions disposaient d'un agenda caché pour ce scrutin. D'après ces sources, l'idée de la mise en place de ce comité stratégique des élections consistait dans un premier temps à tirer en longueur le processus électoral en vue de rallonger au maximum la transition. Dans un deuxième temps, la parfaite maîtrise du processus permettrait au système en place de faire un deal sur la passation du pouvoir avec un potentiel candidat qui pourrait leur garantir une porte de sortie honorable.

Cependant après la proclamation des résultats provisoires par l'ANE qui aurait travaillé, de l'avis général comme une machine à fraude, plusieurs requêtes ont été déposées devant le juge de la régularité et de la sincérité du scrutin, la Cour Constitutionnelle de Transition.

Mais comme attendu, cette Cour serait en train de refaire tout le travail que l'ANE aurait dû faire.

Face à la multiplicité des requêtes, le verdict devient si complexe qu'on atteint la limite de compréhension de n'importe quel individu. Ce qui conduit à s'interroger sur la capacité de la Cour constitutionnelle de transition à rendre un verdict acceptable, sachant qu'il lui appartient d'examiner la responsabilité des fraudeurs. Qui trop embrasse mal étreint.

Au demeurant, pour recevoir sa lettre de noblesse, cette Cour constitutionnelle de transition a la responsabilité historique et moral de dire le droit, rien que le droit au regard de ce qu'elle juge conforme à la légalité.

Aussi, faudrait-il savoir que quelles que soient les pressions et contraintes, le juge constitutionnel comme tout juge est astreint, en dépit des éventuelles conséquences qui peuvent intervenir dans la rue, à ne dire que le droit!

En attendant la décision de la Cour constitutionnelle, il est clair que les élections en République centrafricaine ont montré les limites de cette transition et sa volonté hésitante d'accompagner de manière consensuelle le processus électoral devant déboucher sur un éventuel retour à l'ordre constitutionnel.

Somme toute, au regard de ce qui précède, c'est Catherine Samba-Panza qui est considérée comme le pivot de cette transition. Et si ces élections échouent, Mme Samba-Panza sera tenue responsable.

L'EXPRESSION DE CENTRAFRIQUE

commentaires

Haut de page