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Centrafrique: La mal gouvernance toujours d'actualité?

par LEXPRESSIONCENTRAFRIQUE 31 Mai 2016, 16:30 Nation

Centrafrique: La mal gouvernance toujours d'actualité?

Depuis plusieurs années, la République centrafricaine peine à devenir un Etat digne de ce nom. Cette situation est imputable en grande partie à l’irresponsabilité des filles et fils de cette nation à travers la persistance des mauvaises actions publiques. Or, la raison devait nous amener à changer de paradigme et à faire le saut dans la réforme en profondeur des mentalités. Hélas ! On se complait davantage dans des schémas rétrogrades qui font des centrafricains, des damnés de la terre. Pourtant, il suffit d’avoir un visionnaire, un homme et/une femme d’Etat jouissant d’une probité pour que les choses changent.

C’est ici le lieu de dire que la persistance de la mauvaise gouvernance en République centrafricaine ne peut que mettre en péril la stabilité de l’Etat qui se fragilise de jour en jour, compromettant ainsi toute possibilité de promotion de développement du pays. Du coup, la pauvreté se généralise, les conflits intérieurs se généralisent, l’accès des populations au service public de base (éducation, santé, eau potable et environnement sain) devient hautement difficile, les conflits autour des ressources naturelles se dégradent sur fond des revendications identitaires. Est-ce la crise ?

Nous aurions pu éviter la crise qui a secoué le pays pendant près de trois ans, si nos dirigeants avaient fait montre, tous, de bonne gestion de la chose publique. Mais leur cleptomanie maladive a fait le lit au ressentiment, à la vengeance et à la violence meurtrière. Qui de tous les présidents qui se sont succédés à la tête de ce pays, peut arguer qu’il a marqué la différence positivement ? Personne.

Chacun veut se servir encore pour ensuite négocier des saufs conduits à l’extérieur. Pauvre Centrafrique. Pourtant, la République centrafricaine ne manque pas d’atouts pour son développement. La jeunesse de sa population (plus de la moitié à moins de 15 ans), ses ressources naturelles, son potentiel culturel sont ses atouts.

Dans ce contexte fait de paradoxes, Etat/nation post indépendance semble désarmer face à sa mission de régulateur de l’espace public et d’organisateur de la délivrance du service public. La faiblesse des administrations centrales et leurs incapacités persistantes à mobiliser les ressources du pays et à les utiliser judicieusement pour le bien-être des populations ont fini par ôter toute crédibilité aux institutions publiques.

Ainsi, la persistance, voire l’exacerbation de tous ces faits, près de plusieurs années après l’indépendance, révèlent une crise profonde de l’action publique qui implique que nous osions ouvrir un débat de fond sur la question au lieu de chercher à octroyer quelques strapontins aux groupes armés pour espérer une solution définitive à la crise, or la solution réside dans la bonne gouvernance des choses publiques.

La Rédaction

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