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De l’espérance à la désespérance les Centrafricains restent abasourdis depuis l’élection de Touadéra

par LEXPRESSIONCENTRAFRIQUE 19 Mai 2016, 09:40 Politique

De l’espérance à la désespérance les Centrafricains restent abasourdis depuis l’élection de Touadéra

Le commun des mortels pensaient que l’élection de Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat allait faire oublier les durs moments de la transition chaotique que les Centrafricains ont connu, il n’est nullement le cas.

En moins de cent premiers jours de gouvernance après son entrée officiellement en fonction, la nouvelle équipe dirigeante de Centrafrique a brillé par une inactivité criante. Et l’on a comme impression qu’il s’agit de la suite logique de cette transition qui a pourtant déjà passé le flambeau.

Aucun signe de changement de cap n’est perceptible. Dans la tradition républicaine, les cent premiers jours d'un régime nouvellement mis en place détermine sa capacité pour toute la durée de son mandat. Par contre le nouveau régime en Centrafrique n'a pas encore jusque-là poser des actes attendus.

Les Centrafricains attendent toujours les vrais changements annoncés par Le président Touadera. Tous les signaux reçus jusqu'à présent leur donnent une impression du déjà vu! Libre aux lecteurs de contredire cette analyse mais très honnêtement, le bilan est loin d'être reluisant! Quand les Centrafricains ont connu ce qu'ils ont vécu en Centrafrique, tout ce qui rappelle les méthodes de gouvernance des régimes passés fait peur.

Des gouvernements très larges et une pléiade de ministres conseillers à la présidence que les Centrafricains ont l'habitude de nommer "gouvernement bis" sous Patassé, Bozizé et même Samba Panza. La vraie question a toujours été "À quoi sert ce deuxième gouvernement?" Tout compte fait, la Centrafrique demeure un pays pauvre et le nouveau régime semble épouser les mêmes méthodes de gouvernance de ses prédécesseur.

Sans doute, la terre centrafricaine demeure l’éternel terrain des expérimentations sordides et le peuple centrafricain, le sempiternel sacrifié. Voilà que les Centrafricains se sont massivement exprimés pour un véritable changement, les nouveaux dirigeants se complaisent dans l’incurie.

Tout en reflétant autant que faire se peut les composantes politiques, ethniques et régionales de la RCA, le gouvernement Sarandji se voulait restreint pour être opérationnel, efficace et peu couteux. Mais avec le recul, il apparaît clairement qu’il n’entraine malheureusement l’adhésion des Centrafricains pour la simple raison que ce gouvernement est composé sans principes clairs et sur la base de malentendus. Indolent, le gouvernement ne s'est pas encore illustré par des actions efficaces en dehors des foucades et les gesticulations prétendument nationalistes de son chef (Sarandji).

Et de l’avis général, il y a un esprit de copinage. Comme l'on pouvait s'en rendre compte, tous les plus proches de Touadéra, ceux qui étaient ses collaborateurs à l'époque où il trônait à la primature sont revenus aux affaires dans la nouvelle nomenclature en Centrafrique. Et pourtant le Président de la rupture avait promis lors de son investiture un gouvernement de compétences et de bonne moralité. Mais il n'en est pas du tout le cas. Le problème sécuritaire est loin de connaître un début de solutions. La rupture annoncée en pompe par le Président de la république lors de son investiture n’est que chimérique.

Si l'on sait que l'imprévisibilité, la versatilité, en un mot le manque de fiabilité du comportement sont propres aux différents dirigeants qui se sont succédé au pouvoir en Centrafrique, Touadéra lui n'est pas loin d'opérer une véritable rupture avec ce passé ombrageux avec les cours erratiques de la politique des nouvelles autorités qui désarçonne plus d'un.

Freddy MASSENGUE

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