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QUAND LE PREMIER MANDAT DE TOUADERA RIME AVEC LA ROUBLARDISE POLITIQUE

par LEXPRESSIONCENTRAFRIQUE 16 Mai 2016, 12:02 Politique

QUAND LE PREMIER MANDAT DE TOUADERA RIME AVEC LA ROUBLARDISE POLITIQUE

Comme le dit un adage populaire, il faudrait donner le pouvoir à un homme pour le connaître davantage et c’est la parfaite illustration de l’attitude du mathématicien de Boy-Rabe qui surprend plus d’un.

Depuis son entrée en fonction il y a quelque temps, Faustin-Archange Touadéra semble brillé par la rouerie politique. Et paradoxalement, ce sont ses alliés politiques dans leur majorité, ceux qui lui avaient apporté leurs soutiens tous azimuts qui en font les frais.

Croyant dur comme fer que Touadéra était le moindre mal pour conduire les destinées du peuple centrafricain, la majorité des candidats en lice au premier tour de la présidentielle lui avaient apporté leurs soutiens afin d’inverser la tendance pour vaincre au finish Dologuélé. Mais en moins de trois mois au pouvoir, la plupart de ses amis politiques qui pensaient que le nouveau locataire du palais de la renaissance allait se comporter en véritable « archange » une fois aux commandes de l’Etat et lui avaient même donné le bon Dieu sans confession, pensent qu’il n’en est pas le cas aujourd’hui.

De l’avis général, Touadéra tel un boulanger a finalement roulé dans la farine la majorité de ses alliés politiques hormis quelques uns qui ont reçu malgré eux en retour de leurs soutiens politiques des strapontins dans le gouvernement Sarandji. Il n’est pas surprenant que Touadéra puisse se comporter ainsi. En élève assidu, sorti de l’école de Bozizé le numéro un centrafricain maîtrise parfaitement cet art de duplicité qui était monnaie courante sous le régime de son maître Bozizé au moment où il trônait à la primature.

Voilà que dans ce laps de temps relativement court au sommet du pouvoir de l’Etat, Touadéra a montré de toutes les couleurs à ses alliés politiques qui se sont battus comme de beaux diables pour son élection à la magistrature suprême de l’Etat. Pour les observateurs avertis, les alliés politiques de Touadéra sont purement et simplement payés en monnaie de singe.

Et pour preuve, la tromperie politique dont s’est adonnée Touadéra lors de l’élection controversée de Karim Meckassoua a permis de comprendre que le président de la République n’est plus un interlocuteur valable pour ses alliés qui espéraient à un retour de l’ascenseur.

Au sortir du second tour de la présidentielle avec la victoire de Touadéra grâce aux soutiens de ses alliés notamment celui de Ziguélé considéré comme le faiseur de roi, il ne faisait l’ombre d’aucun doute que le schéma le laisse entrapercevoir comme le dauphin constitutionnel de Touadéra. Les Centrafricains étaient tout au moins unanimes à souhaiter que la présidence de cette deuxième institution de la République puisse échoir à Ziguélé, l’un des rares hommes politiques centrafricains les plus expérimentés et imbu d’une culture démocratique sans commune mesure. Pour la simple raison que son poids et son apport politiques ont joué énormément dans la balance lors du second round de la présidentielle.

Très déterminé et dévoué à la cause de Touadéra, Martin Ziguélé a mené deux semaines durant, une campagne de proximité à l’américaine dans le grand Nord afin de ravir la vedette à Dologuélé. Une fois l’objectif atteint à savoir la victoire de Touadéra, Ziguélé était encore l’un des initiateurs d’une structure politique mis en place pour encadrer les cents premiers jours de Touadera. Et de sources autorisées, Touadéra qui doit beaucoup à Ziguélé aurait même donné son accord quand à l’idée de le soutenir dans sa conquête du perchoir.

Mais grande a été la surprise du président du MLPC de voir Touadéra faire une volte-face à l’approche de la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale. L’on dirait que cet accord de principe de Touadéra n’a pas été de gaieté de cœur puisqu’il ne s’est pas fait prier pour ficeler autre chose lors de sa dernière visite chez son homologue congolais.

De sources concordantes, le président Denis Sassou Nguesso a usé de toute son influence pour manipuler son hôte afin de soutenir son protégé qui n’est autre que Karim Meckassoua pour qui, tout vote s’achète. L’argent du pétrole congolais aidant, Meckassoua excellent manipulateur politique s’est alors mis à l’œuvre pour battre campagne à coup de billets de banque.

Avec la bénédiction de Touadéra qui a décidé de faire la virgule dans le dos de Ziguélé, Meckassoua va corrompre la majorité des élus de la nation pour la plupart des délinquants politiques dont la cupidité n’est pas à démonter qui ont fini par le propulser à la présidence de l’Assemblée nationale.

Visiblement en jouant ce sale tour à son grand allié Ziguélé, Touadéra semble décidé de faire tourner en bourrique tous ses soutiens politiques et signifier clairement au peuple centrafricain qui a mis sa confiance en lui que toutes ses promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient.

Sinon comment comprendre qu’un Touadéra qui avait prôné la rupture comme mode de gouvernance politique puisse cautionner la corruption dont Meckassoua a fait montre pour bénéficier du vote des députés ?

L’attitude de Touadéra vis-à-vis de ses alliés est de nos jours perçue comme une ingratitude politique mais il a oublié que pour réussir en politique, il faut éviter l'ingratitude.

Enfin, il n’y a qu’en Centrafrique que les bons actes s’ignorent. Et c’est dans cette Centrafrique où pour l’argent on est prêt à donner son âme au diable. C’est clairement à ce jeu déshonorant que se sont prêtés nos « arrivistes » députés de la nation.

La Rédaction

commentaires

GAB 19/05/2016 13:03

Soutenir quelqu'un ne sous-entend pas avoir quelque chose en retour. C'est ça le mal du centrafricain !!! Si j'ai bonne mémoire, 5 des candidats qui ont soutenu Pr TOUADERA au second tour ont été nommés par Décret N° 16.247 aux postes de Ministres Conseillers à la Présidence de la République. Certes M. ZIGUELE a énergiquement battu campagne pour FAT au second tour des échéances électorales, il faut retenir que le mandat de FAT est de 5 ans et il pourra faire autre chose dans les jours à venir. Quoique FAT fasse, on aura toujours de quoi à dire. A tous les centrafricains, soyons optimistes et évitons d'émettre des publications qui peuvent susciter de la haine !!!!

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